_URGENCE DURABLE [KENYA 2011] _Mutation de camps de réfugiés ou la sédentarisation forcée des nomades Somalis

_Maître d'ouvrage
UNHCR (Organisation des Nations-Unies)

_Montant des travaux
NC

_Surface
220 m2

_Phases d'intervention
Diplôme de fin d’études

_Équipe
Morgan GUILLOT













_Le projet vient répondre à la demande de l’ONU quant à la question de la constitution d’un nouveau camp de réfugiés vers Dadaab au Kenya.

_Trois camps existent déjà depuis 1992 autour de ce village Kenyan. Ils accueillent plus de 300 000 réfugiés dont plus de 97% de somalis. Ces somalis ont quitté leurs terres à cause d’un phénomène durable de désertification et des conflits qui sévissent en Somalie. Ils sont donc forcés à se sédentariser.

_Les camps ne prennent pas en compte la culture de ses habitants (vie communautaire traditionnelle et rurale). Il s’agit de systèmes urbains proliférant et très denses...trop denses. Cette forte concentration de population génère des conflits à l’intérieur même ce ces espaces dédiés à la protection des réfugiés, ainsi qu’une forte agression environnementale.

_Tous ces éléments nuisent au maintien de la culture somali, et voire même tuent à petit feu ce qui reste de leur société nomade.

_L’intention est donc d’offrir un espace viable à la pérennisation de cette culture en offrant plus d’espace (30 camps-villages de 1000 personnes au lieu d’un camp de 30 000 personnes) dans une ville non-adaptée mais en devenir.

_Ce refus de densité permettra de donner la place nécessaire à l’activité rurale (élevage et agriculture), pour une autosuffisance alimentaire et économique, de respecter la pratique de vie communautaire et clanique, tout en offrant un vrai service de protection par la proximité entre humanitaires et réfugiés en rendant la place qu’il lui est dû à l’individu (Nom, prénom, visage).

_D’autre part, afin de répondre à la question de l’accueil des réfugiés en phase d’urgence, tout en intégrant en amont le développement vers la constitution d’une ville et non en bidonville, des chapiteaux seront réalisés. Ces chapiteaux recevront une dizaine de familles en phase d’urgence avant de devenir des espaces liés à la communauté et au développement urbain en phase de sédentarisation (école, marché, stockage, mairie...).

_Ce projet s’oriente donc autour des questions des mesures d’urgence, tout en intégrant les dimensions des différentes formes de durabilité (matériel, sociétale et environnementale) dans un espace délaissé par les architectes mais maîtrisés et sûrement trop par des administration souhaitant contrôler des populations indésirables.